Il est l’heure d’une autre mise à jour, mais celle-ci ne sera pas très joyeuse, je le crains.
Un jour, j’apprendrai. Oh, oui, je le jure: un jour, j’apprendrai à faire des sauvegardes un peu plus régulières de mes données “inachevées”, au lieu de me complaire bêtement dans cette espèce de perfectionnisme stupide me poussant à ne graver un CD/DVD que lorsque je peux le remplir “parfaitement”. Tant pis si je me retrouve avec des CDs poubelle ou rendus illisibles par cinquante gravures successives: dorénavant, il faut vraiment que je change quelque chose sur ce point-là.
L’un de mes disques durs est mort il y a tout juste deux semaines. Le gros, bien sûr, celui où je stockais tous mes designs, dessins et écrits inachevés, et où je parquais les énormes sources dont j’ai besoin en matière de montage vidéo, lorsque j’en fais. C’est qu’il m’avait prévenue par des bruits quelques peu étranges, le bougre; ce que je ne savais pas, c’est qu’il allait me claquer entre les pattes au moment même où j’effectuais les sauvegardes de rigueur, m’étant dit “uh-oh, là il me semble bien malade tout d’un coup”. Eh oui. Murphy régit le monde, mais pour une fois, j’aurais aimé un peu moins de chaos dans ce qui me tient lieu d’existence.
Dire que je suis dégoûtée est le moins que je puisse faire. Autant je me moque des sources vidéo, que je peux extraire à nouveau, autant les travaux inachevés et désormais perdus sont des coups de poignards répétés dans mon ego. Oui, oui, j’avais des sauvegardes. Certes. Datant d’il y a plusieurs semaines, voire de plusieurs mois. Ce qui me chagrine là, c’est en particulier la perte de la version corrigée de mon roman NaNoWriMo (autant dire que CELA, étant donnée ma passion pour la correction, ne sera pas refait de sitôt * soupire *), de la dernière en date du Mur du Silence (réécriture s’impose, donc—eh oui, encore!), et des anciennes versions de cette même histoire. J’ai beau essayer de me persuader que c’est l’occasion d’un nouveau départ bien propre, sans ces attaches qui hantaient encore et toujous mon correcteur intérieur, il n’empêche que cela reste un coup au coeur.
Tout n’est pas complètement perdu, car nous essayons ici de ressusciter le disque dur le temps d’une copie à l’arrache, comme on dit familièrement, mais je préfère ne pas me bercer d’illusions malgré tout—la chute n’en serait que plus dure.
Ah, oui. Un jour, j’apprendrai…
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