Eh non, je ne parle pas de chats, ni d’un fait d’actualité, mais d’un processus entamé il y a de cela quelques temps déjà, mûri dans ma petite tête par les bons soins de ce qui me reste de cerveau, nourri à la B.O. de Pirates des Caraïbes, et finalement éclos. A savoir, la séparation en deux entités bien distinctes—en bref, deux romans—du premier volume de ma “trilogie” située dans le monde d’Eien.
Compliqué, tout cela? Oui et non. J’ai longtemps hésité, de peur de me disperser comme j’en ai si bien le secret, mais les faits se sont imposés à moi bien plus que l’inverse. Soit je me débarrassais totalement d’une intrigue “secondaire” qui méritait mieux qu’un arrière-plan (pour me retrouver alors avec des personnages sans raison d’aller là où ils allaient, et avec la nécessite de complètement revoir une trame qui à part ce détail me convenait très bien), soit je développais cette intrigue, et j’éclipsais alors la principale. Au final, aucune de ces deux solutions ne me convenait.
Il me faut tout de même préciser que l’intrigue secondaire en question était de ce genre politico-diplomatique qui, oui, mérite mieux qu’un arrière-plan, et surtout qui n’avait pas besoin de rester en l’état pour que l’histoire continue de se tenir. Par contre, en la réduisant, il me fallait toutefois continuer de la justifier, et de là, j’en suis venue à la conclusion qu’une autre histoire, en un volume—une “préquelle”, pour ainsi dire—serait nécessaire.
Et donc, dans l’absolu, j’ai effectivement décidé de mettre ma trilogie de côté pour le moment, et de procéder à l’écriture d’un volume unique qui mettra en place le monde et certains personnages.
Quant à mes raisons…
1) L’intrigue politique mise en place dans le one-shot aura nécessairement besoin d’un maintien de contacts diplomatiques par la suite.—> Mon groupe de perso qui risquait de ne plus avoir de raison de voyager en a de nouveau une, à peine différente de celle d’origine, avec un avantage: le reste des ennuis destinés à arriver dans la trilogie compromettra moins leur “mission” (ce qui m’enlève une épine du pied, car mission compromise = développements nécessaires = encore plus de pages à ajouter à la trilogie).
2) Comme je l’ai déjà mentionné, cela me permettra de développer certains personnages, et de les réutiliser par la suite sans avoir à trop les détailler ou les passer sous silence.—> Dans la trilogie, point d’abus de quantité de personnages, et point d’incohérences, ou de liens “trop vites noués”, ou autres du même acabit.
3) Pour être honnête, après avoir goûté aux nouvelles par le biais des appels à textes, je n’ai PAS envie de travailler sur une trilogie en ce moment. Je veux écrire un one-shot. Et ensuite, s’il est publié, ensuite je pourrais me pointer avec un truc en plusieurs volumes. Parce que ne nous leurrons pas, les chances d’une illustre inconnue d’être accueillie à bras ouverts par un éditeur alors que chaque mois se pointent une tripotée d’autres “jeunes auteurs avec leur trilogie de fantasy à la Tolkien”, bon. Ca se pose là.—> Commençons humblement pour mieux se donner la chance de réussir par la suite.
“Mais, ma chère Yza”, me direz-vous, “as-tu seulement matière à écrire un roman complet à partir de cette bête intrigue secondaire amputée”?
Et ma réponse est oui, parce que vous pensez bien que dans le cas contraire, je ne me serais pas essayée à cet exercice hautement casse-gueule!
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