Archive for the 'Réflexions' Category



L’immensité de la langue anglaise

Friday, October 13th, 2006 @ 16:14

En tant que première entrée du mois d’octobre sur ce blog (whoa, on est déjà le 13??), et à présent que j’ai trois bonnes semaines de cours derrière moi, laissez-moi vous dire une chose, une chose que j’ai réalisée au sujet de la langue anglaise, et à laquelle je n’avais jamais prêté attention auparavant, lorsque je ne faisais que lire “pour le plaisir” dans cette langue:

Le lexique anglais est foutrement étendu.

Il se peut que cela me frappe plus parce que j’utilise les deux langues, français et anglais, de façon quotidienne, et que cela est mon lot depuis un certain temps maintenant. Il est vrai que lorsque l’on pratique une langue étrangère de façon nonchalante, à chercher ici et là l’un ou l’autre mot dans le dictionnaire, sans plus, l’on n’a pas vraiment de raison d’être conscient de cette différence; cependant, lorsqu’il faut expliquer un texte, prendre garde aux champs sémantiques, effectuer l’analyse d’un poème, ou encore apprendre à reconnaître chaque figure de style, d’un seul coup, cette “nouveauté’ semble devenir écrasante.

Par exemple, to throw/cast/dispatch/toss… peuvent tous se traduire en français par l’unique verbe de lancer, qui ne parvient absolument pas à rendre les subtilités de chacune de leurs significations. Ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres, et sans doute que mes lecteurs anglophones vont simplement hausser les épaules et rigoler un coup en se demandant pourquoi j’ai mis autant de temps à en arriver là. Il n’en reste pas moins que tout cela est nouveau pour moi, puisque ce n’est que maintenant que j’en prends conscience. Le français lui aussi a ses points forts, bien sûr. Il n’en reste pas moins que lorsque je me livre à une traduction, à présent, je me retrouve régulièrement à me poser des questions sur la façon la plus efficace de traduire telle ou telle expression de façon exacte, sans tomber dans le piège de le tournure de phrase lourde et maladroite.

Je reste fascinée par cette nouvelle connaissance. Je crois que je pourrais la comparer à de grandes portes jusqu’ici fermées, et qui en ce moment même sont en train de s’ouvrir, me laissant entr’apercevoir l’éclat de ce qu’il me faut apprendre, et que je sais pouvoir apprendre, car me voilà de retour dans un environnement propice à l’étude.

Vous pouvez parier que dès que j’aurai maîtrisé tout ceci, ma façon d’écrire en anglais va très certainement faire un sacré bond en avant.

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Et déjà septembre s’en va…

Tuesday, September 19th, 2006 @ 11:27

Je n’ai pas été sage, je l’admets. En fait, je n’ai pas beaucoup écrit au cours des semaines passées, entre les exercices d’anglais, le besoin impérieux de dessiner pour changer, et la foultitude de choses à préparer pour ma rentrée à l’université. Cette semaine est la semaine durant laquelle je m’installe officiellement dans mon placard à S, et il y a encore tellement de paperasse à régler qu’en dépit de ma résolution à travailler plus à nouveau sur mon roman, je ne suis pas sûre de la quantité de travail en question que j’aurai l’énergie d’effectuer. Mais j’y arriverai. Oh, oui, j’y arriverai.

Quant à l’université, c’est le bordel, comme je m’y attendais. Bien sûr, le jour d’inscription aux TDs va pile poil entrer en conflit avec mon emploi du temps de travail. Bien sûr, la moitié des gens à qui je pose des questions me redirige vers d’autres gens, qui eux-mêmes me renvoient vers des bureaux ouverts uniquement le matin (ou l’après-midi, ou certains jours de la semaine). Bien sûr, il me faut ma carte d’étudiant pour à peu près tout, alors que je ne l’aurai que jeudi prochain. Enfin, ce n’est pas grave. Comme dit, je m’y attendais, et mon cerveau réussit malgré tout à conserver sa vision zen de la situation, pour le moment.

En ce qui concerne les bonnes nouvelles, mon patron et mes collègues ont été étonnamment compréhensifs. Du moment que mon travail est fait, ils se moquent bien que cela soit le matin, le soir, ou le samedi en plein milieu de la nuit. Ca me va très bien. C’est juste dommage que je n’ai pas encoré récupéré mon portable, car celui que j’emprunte maintenant est un peu trop vieux pour que je puisse bien utiliser tous mes logiciels. Ah, et j’ai aussi une connexion internet. Ce qui veut dire, pas de mises à jour furtives depuis un cyber-café.

Oui, j’ai vraiment envie de poster ici plus régulièrement, ne serait-ce que pour partager les dernières nouvelles (je participerai à nouveau à NaNoWriMo, on verra bien si ne pas avoir de vie et être occupée 24 heures sur 24 améliorera ma productivité). Peut-être bien que j’apprendrai aussi en classe quelques petites choses dignes d’être postées ici. Qui sait.

Pour le moment, je vais bientôt partir pour le bureau, il me faut donc m’arrêter là. La suite bientôt, j’espère!

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La Grande Mort du Disque de Juillet 2006

Thursday, July 13th, 2006 @ 18:39

Il est l’heure d’une autre mise à jour, mais celle-ci ne sera pas très joyeuse, je le crains.

Un jour, j’apprendrai. Oh, oui, je le jure: un jour, j’apprendrai à faire des sauvegardes un peu plus régulières de mes données “inachevées”, au lieu de me complaire bêtement dans cette espèce de perfectionnisme stupide me poussant à ne graver un CD/DVD que lorsque je peux le remplir “parfaitement”. Tant pis si je me retrouve avec des CDs poubelle ou rendus illisibles par cinquante gravures successives: dorénavant, il faut vraiment que je change quelque chose sur ce point-là.

L’un de mes disques durs est mort il y a tout juste deux semaines. Le gros, bien sûr, celui où je stockais tous mes designs, dessins et écrits inachevés, et où je parquais les énormes sources dont j’ai besoin en matière de montage vidéo, lorsque j’en fais. C’est qu’il m’avait prévenue par des bruits quelques peu étranges, le bougre; ce que je ne savais pas, c’est qu’il allait me claquer entre les pattes au moment même où j’effectuais les sauvegardes de rigueur, m’étant dit “uh-oh, là il me semble bien malade tout d’un coup”. Eh oui. Murphy régit le monde, mais pour une fois, j’aurais aimé un peu moins de chaos dans ce qui me tient lieu d’existence.

Dire que je suis dégoûtée est le moins que je puisse faire. Autant je me moque des sources vidéo, que je peux extraire à nouveau, autant les travaux inachevés et désormais perdus sont des coups de poignards répétés dans mon ego. Oui, oui, j’avais des sauvegardes. Certes. Datant d’il y a plusieurs semaines, voire de plusieurs mois. Ce qui me chagrine là, c’est en particulier la perte de la version corrigée de mon roman NaNoWriMo (autant dire que CELA, étant donnée ma passion pour la correction, ne sera pas refait de sitôt * soupire *), de la dernière en date du Mur du Silence (réécriture s’impose, donc—eh oui, encore!), et des anciennes versions de cette même histoire. J’ai beau essayer de me persuader que c’est l’occasion d’un nouveau départ bien propre, sans ces attaches qui hantaient encore et toujous mon correcteur intérieur, il n’empêche que cela reste un coup au coeur.

Tout n’est pas complètement perdu, car nous essayons ici de ressusciter le disque dur le temps d’une copie à l’arrache, comme on dit familièrement, mais je préfère ne pas me bercer d’illusions malgré tout—la chute n’en serait que plus dure.

Ah, oui. Un jour, j’apprendrai…

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Manifeste de la Raison d’Ecrire

Monday, December 19th, 2005 @ 21:10

Je rebondis ici sur un commentaire que j’ai posté plus tôt dans la journée sur la version anglaise du blog, lui-même né de certains posts que j’avais lus sur le forum de NaNoWriMo. Par moments, en effet, certaines personnes posaient la question suivante: “comment ont réagi votre famille et vos amis lorsque vous leur avez annoncé vouloir écrire un roman en un mois?”. Et par moments, la réponse était: “on m’a demandé quel était l’intérêt de me donner cette peine si je ne comptais pas le faire publier”.

Peut-être est-ce là la raison pour laquelle il existe un tel fossé entre auteurs et non-auteurs, entre artistes et non-artistes. Aussi étrange que cela puisse paraître à mes yeux, moi qui aime l’écriture à la fois en tant que hobby et dans l’espoir d’en faire une carrière, il y a des gens qui ne voient pas l’intérêt d’écrire juste pour écrire.

Et donc, on me connaît mieux que moi-même?

Friday, August 26th, 2005 @ 19:02

L’entrée du jour est, je le crains, une réflexion quelque peu emplie d’amertume, étant donné que je suis de plus en plus fatiguée par ce genre de choses.

Pourquoi, à chaque fois que le sujet est évoqué, me dit-on toujours que je suis trop jeune pour décider de ne pas avoir d’enfants, mais certainement pas trop jeune, au contraire, pour prendre cette responsibilité d’en élever pendant dix-huit ans et plus? Pouquoi les gens sont-ils donc si certains que si je n’ai pas d’enfant maintenant, je le regretterai pour le restant de mes jours? Qu’est-ce qui leur donne le droit de parler en mon nom — et, si on y pense, cette attitude est-elle donc si naturelle aux êtres humains, ou n’ai-je simplement pas de chance? Avons-nous tous cette tendance, quel que soit le sujet, quelles que soient les opinions?

Ces gens en question semblent oublier que j’ai 26 ans, pas 16, avec une carrière et un compagnon depuis plus de cinq ans — pas une petite fille ignorante des “choses de la vie” et qui n’a aucune idée de ce qui l’attend. A la réflexion, je n’ai jamais exprimé le moindre désir de metre un enfant au monde. Je n’ai même jamais joué comme la plupart des petites filles. Lorsque mes parents m’ont offert une poupée et un landau pour Noël, j’ai jeté la poupée et joué pendant des heures avec les roues du landau. Lors que “le père Noêl” est venu à l’école, je suis rentrée en pleurant parce qu’il avait refusé de me laisser avoir une petite voiture comme les garçons, et que je me retrouvais coincée avec des perles en plastique rose. L’aspirateur en plastique? Transformé en vaisseau spatial. Les poupées Barbie? Elles sont devenues Lara Croft avant même que Lara Croft existe. Quiconque désire proclamer que “toutes les petites filles rêvent déjà d’être mères” ferait bien de me jeter hors du sac très rapidement.